MOULINS A VENT

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MOULINS A VENT

Message par jean paul le Ven 5 Juin - 13:04

L'outil du calcul : la Valeur d'Utilité Social

Pour effectuer avec rigueur l'étude comparative des diverses solutions de création d'un SU nous devons définir une unité de mesure. Nous l'appellerons Valeur d'Utilité Social (VUS). Elle dépendra de la technique concernée.

Par exemple, pour étudier les politiques de circulation automobile nous utiliserons :

-VUS perdues en embouteillages, valorisées en euros,
-VUS de la vie humaine idem.

A l'inverse, combien de VUS faut-il pour construire un kilomètre d'autoroute ?

En rapprochant les économies et les coût exprimés en euros à travers les VUS, nous saurons combien de km d'autoroute il nous reste à construire avec une sage gestion. Nous pourrons même déterminer l'ordre des priorités.

Un calcul d'actualisation permettra de tenir compte des délais.

Ensuite et seulement ensuite sera étudié le financement.

L'exemple des éoliennes

Etudions le cas de la construction massive d'éoliennes sur terre et maintenant en mer. Depuis plus de quinze ans cette filière évoque la nécessité d'assurer son développement de démarrage. Jusqu'à quand ?

La VUS économisée sera la fonction qui établit la valeur du KWH produit. Le coût des VUS sera celui de la construction des éoliennes, celui de leur démontage et celui des nuisances de leur fonctionnement.

L'électricité n'étant pas stockable ou très faiblement, le moment de sa production est donc celui de sa valorisation. Avant sa production, elle n'a évidemment aucune valeur mais, après celle-ci, elle disparaît à la vitesse de la lumière ou peut s'en faut. Ceci est d'autant plus vrai que les conditions d'exploitation en France réduisent la production d'énergie des éoliennes entre 20 ou 25 % de leur puissance nominale (les chiffres utilisés sont ceux généralement fournis par les constructeurs d'éoliennes).

Non seulement, il faut que le vent souffle entre 20 et 100 km/H pour permettre aux machines de fonctionner mais il faut en outre que la demande d'énergie soit solvable en même temps. A priori, ce n'est pas le cas ! Quand une pointe de consommation se présente : vague de froid ou de chaleur – des hautes pressions atmosphériques s'installent sur le territoire ce qui empêche le vent de souffler. En somme, les éoliennes produisent de l'énergie surtout quand on n'en a pas besoin. La valeur de sa production est voisine de zéro.

En fait, sa valeur est inférieure à zéro car une « ferme » d'éoliennes est obligatoirement couplée avec une centrale thermique maintenue sous pression à tout moment pour suppléer à un arrêt brutal des machines. Cette obligation contribue non seulement à grever la rentabilité de l'installation mais aussi à augmenter la pollution.

Nous connaissons le coût d'installation d'une éolienne : 700 tonne de métal et 1400 tonne de bétons : un vrai blockhaus ! Le coût du démontage entre aussi dans le Bilan de la productivité de l'équipement or nous savons que les blockhaus ne sont toujours pas démontés ... La dégradation du paysage et du confort dans le voisinage des constructions donnent naissance à des VUS difficiles à évaluer à cause de leur caractère subjectif. Nous avons appris que le plan de développement de cette branche d'activité conduirait à bétonner notre territoire de façon seulement comparable l'organisation Todt du « mur de l'atlantique » pendant la dernière guerre.

En conclusion, chaque KWH produit en France par les moulins à vent, dits éoliennes, non seulement ne rapportent rien aux consommateurs/contribuables mais leur coûte et leur coûteront encore longtemps pour ne pas dire toujours.

Nous sommes surpris que d'excellents esprits, ayant acquis une compétence reconnue, puissent recommander ce type d'installations de moulins à vent dont les brevets sont importés et qui ruinent le pays.

Enfin, nous revenons à la bougie …

Ne serait-il pas plus simple et indiscutable d'orienter nos efforts vers les économies d'énergie où des VUS sont à notre portée et profiteraient à tout le monde ?

Autre conclusion : plutôt que d'engloutir des sommes énormes et inconnues en mer et sur terre pour installer de monstrueux moulins à vent qui ne seront jamais rentables ne serait-il pas plus judicieux, y compris pour nous, d'industrialiser l' Afrique et de fixer la population chez elle et, ainsi, de la dissuader d'entreprendre une périlleuse et funeste traversée de la Méditerranée ?

Paris le 30 mai 2015

Sources : L'imposture de J.L. Butré – Ed. Du Toucan

jean paul
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Re: MOULINS A VENT

Message par dreuff le Mar 6 Juin - 16:24

@ Jean-Paul,
Intéressant ce calcul par les VUS, à condition de ne rien oublier. En effet, sur un km d'autoroute, il conviendrait alors d'ajouter les VUS des pollutions sonores, visuelles, de l'eau, de l'air, de la perte due à l'artificialisation de la terre...Donc pas facile de prendre tout en compte de manière objective.

Pour ce qui est de ton plaidoyer anti-éolien, je reste sceptique.
A ton sens, quand on a une pointe de consommation, on n'a pas de vents, cela reste grandement discutable mais soit, parce que ce qui me gêne c'est du coup tu en déduis que les éoliennes produisent quand on n'en a pas besoin. J'ai dû rater quelques étapes dans le raisonnement parce que là ça me paraît être un raccourci un poil rapide.

Avançons sur les autres arguments. Electricité pas stockable ou faiblement, c'est ignorer les progrès et les travaux qui sont menés actuellement tous azimuts pour parvenir un jour prochain à stocker l'électricité sous forme d'hydrogène, d'énergie mécanique, ou dans des batteries. Nous sommes plusieurs à être convaincus que lorsque le parc éolien sera assez étendu pour nécessiter un stockage important, les technologies seront mures et bon marché.

"une éolienne obligatoirement couplée à une centrale thermique". Et alors ? si celle-ci est alimentée par du biogaz je ne vois pas le problème. La biomasse est une EnR comme une autre autre et permettrait de se dégager des énergies fossiles. Une étude est en cours au niveau national pour recenser les sources potentielles de biomasse, et les résultats pourraient bien en surprendre pas mal.

Là où nous sommes d'accord, c'est que les efforts pour produire plus vert doivent être couplés à des efforts pour moins consommer.

Quant à ta conclusion, un esprit plus mal tourné que le mien pourrait y déceler un poil de fascisme (toi qui fait si facilement référence à l'occupation), mais je suis d'accord qu'il faut aider l'Afrique, et aussi l'aider à s'industrialiser, donc à s'électrifier. Les EnRs, et l'éolien font aussi partie des solutions pour cela.

dreuff
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